Bonjour, cet article s’adresse aux corps ayant des menstruations mais je parle, si l’occasion se présente, de la coupe menstruelle aux personnes qui n’en ont pas pour un peu plus de conscience et d’informations car nous sommes finalement toutes et tous directement ou indirectement concerné(e)s et elles peuvent la conseiller à leurs mères, sœurs, partenaires etc.

 

Qu’est-ce que la cup ou coupe menstruelle?

 

Pour faire court, c’est une protection hygiénique qui ressemble à un petit entonnoir fermé et qui se positionne dans le vagin afin de recueillir les menstruations. Elle est fabriquée à partir de silicone médical.
Il existe différentes tailles selon le flux, si on a déjà eu des enfants etc. Vous pouvez trouver des tests sur internet pour savoir laquelle choisir.

 

Pourquoi être passée à la cup ?

 

Ma santé

En avril 2017 a été diffusé sur France 5 le reportage « Tampons, notre ennemi intime » (toujours disponible sur YouTube) qui révèle la composition chimique des tampons. Je ne l’ai pas regardé à l’époque mais j’ai vu les articles de presse et je dois dire que cela m’a confortée dans mon choix. 
De plus, la cup n’a pas d’impact sur la flore vaginale : pas de modification ni d’assèchement. Il faut juste bien veiller à l’utiliser comme l’indiquent les fabricants.

 

L’environnement

J’ai été éduquée dans une famille un peu écolo donc c’est un sujet important pour moi. Au lieu d’utiliser je ne sais combien de tampons tous les mois, je peux utiliser ma cup pendant cinq ans chaque mois. Zéro déchet (ou presque) donc parfait !

 

L’aspect financier

Une boite de tampons était aux alentours de 5 euros et durait un peu moins de deux cycles. J’ai payé ma cup à l’époque 18€24 avec les frais de port, grosso modo, la consommation de 8 mois de tampons, soit sur 5 ans avec ma cup, une économie de plus de 130€.
Je dois dire qu’à l’époque payer 5 euros pour ce que je considérais comme un produit de première nécessité m’embêtait beaucoup. J’ai la même idée sur les préservatifs que je trouve hors de prix mais ce n’est pas le sujet du jour… Bonne nouvelle néanmoins fin avril, la LMDE (La Mutuelle Des Etudiants) rembourse désormais les protections hygiéniques, j’espère donc que d’autres suivront !

 

La simplicité

Facile à utiliser, facile à nettoyer, je n’y pense que 2 ou 3 fois par jour (suivre les indications du fabricant), pratique en voyage, pas besoin d’amener tout le stock de tampons. Bref, SIMPLE !

 

Le petit bonus

On peut faire des câlins ! Bon, ok pas aussi poussés qu’un rapport sexuel en ce qui me concerne mais contrairement aux autres protections, le fait qu’il n’y ait pas d’odeur, pas de ficelle me permet d’être plus à l’aise dans mon corps et avec mon partenaire pendant cette période. Joli bonus non ?

 

Les limites ?

Les hématophobes, ou plus simplement celles qui ont une phobie de la vue du sang, ou encore les personnes qui n’aiment pas trop, comment dire joliment, insérer quelque chose dans le vagin.
Les TCC (thérapies cognitives et comportementales), l’hypnose ou bien la sophrologie peuvent être des solutions pour les personnes phobiques.
La cup n’empêche néanmoins pas le choc toxique (affection rare liée à un staphylocoque doré qui peut être mortel). Je vous invite à cliquer sur ce lien pour plus d’informations et à bien suivre les règles d’hygiène indiquées sur la boîte ou la notice d’utilisation http://www.madmoizelle.com/cup-tampons-syndrome-choc-toxique-796575

 

Sinon il y a le flux instinctif libre, c’est le fait de ne porter aucune protection, de retenir le flux et de sentir quand aller aux toilettes pour laisser s’écouler le sang de façon naturelle. Cela demande une connaissance et une perception très fines de son corps et de l’entrainement. Personnellement, je n’y suis pas encore et ne connais pas parfaitement le sujet donc je vous laisse googler si cela vous intéresse.

Et vous, êtes-vous déjà à la cup? Y songez-vous? Et si non, pourquoi? La conseillez-vous à votre entourage?

A votre santé ! 🙂

Anne-Charlotte